Procrastination: mon combat au quotidien

Je me suis réveillée ce matin super fière de moi en pensant à ma journée d’hier. J’ai été productive. Mais je vous avoue que j’ai surtout été productive parce que juste avant  j’étais passée par ma phase de procrastination habituelle. Je vous l’avoue aujourd’hui, je procrastine sans cesse et ce depuis aussi longtemps que je m’en souvienne. Et puisque ce 25  mars fête ( je ne sais pas si on devrait fêter ça) se consacre à ce mal qui ronge certains, autant profiter de ce créneau pour avouer, se poser et pourquoi pas repartir sur de nouvelles bases? Où ne pas changer mais faire en sorte de mieux vivre ce qui est naturel en mois car au final, chassez le naturel… il reviendra au galop… On montre souvent la procrastination comme un vilain défaut, mais si au final celle-ci n’était pas juste une façon d’être performant sous la pression? Réflexion…

Définition de la procrastination

Comme le note mon ami Wikipédia, la procrastination est  » une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non). Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque cela ne lui procure pas de satisfaction immédiate.

Mon bon ami… je suis effectivement un retardataire chronique, mais permets moi néanmoins de nuancer car lu comme ça, j’ai l’ impression de lire que je suis en fait une  » grosse feignasse » ho hey!  Je vis ce problème comme source de culpabilité et de stress car l’envie ne manque pas, mais je remet tout à la dernière minute systématiquement.

Les sources de procrastination

Ce matin j’ai pris le temps de me poser pour réfléchir aux choses qui me font procrastiner. Je ne l’ai jamais fait avant, mais je profite d’une grippo tachéito saloperie refilée par « monsieur » qui crache ses poumons à côté de moi depuis deux jours, en mode  » chuis au bout de ma vie » pour le faire.

1: Il y a toujours quelque chose qui ma me distraire: c’est un fait, je suis hypersensible et je pense que ma procrastination y est liée. Il y a toujours un élément qui va venir me perturber. La télé: je ne sais pas bosser sans bruit de fond donc je met en route ma télé. Je me suis bien entendu installée dans mon canapé avec mon pc portable, ce qui n’arrange rien mais je n’aime pas être droite comme un i devant mon pc de bureau. Bref du coup ben mes gros yeux naviguent de temps à autres sur cet écran et BIM…. ils y restent et je lâche ce que j’étais en train de faire. Sinon je me lève pour sortir le linge propre de mon sèche linge, ou alors le chien veut pisser, le chat couine, le facteur livre un colis, le voisin veut papoter. Puis il faut manger, ranger, récupérer les enfants et le mec au boulot, et voilà quoi…. J’ai bien tenté les espaces de coworking mais voilà y a trop de bruits de claviers, trop de gens qui font des pauses, qui veulent te parler alors que t’en a pas envie, trop de va et vient, de la distraction partout: garce!

2: Parce que je sais que je suis rapide et efficace quand je veux: fingers in ze nose je te dis! Je sais que quand je me concentre je te pond du boulot qualitatif en un rien de temps. Du coup la procrastineuse que je suis se dit: ba allez encore 10 minutes de repose, de télé, de surfage sur le net. Sauf que je reproduis le schéma des 10 minutes à l’infini tu vois? Je ne sais pas si je me sur estime ou pas, parce que quand je m’y met, ben je ne suis toujours  » dans les temps ».

comment gérer la procrastination

3: Parce que j’ai peur de foirer, je manque de confiance en moi: oui je sais je contredis le point du dessus. Que je t’explique: je sais  » par moments » que je suis efficace et compétente dans mon domaine. Parce qu’on a eu tendance à me le râbacher en boucle au cours des deux dernières années. A force d’entendre ça, par moments de clémence comme il y a quelques minutes, je l’accepte. Mais en règle générale je suis une grosse couillonne… ba oui… j’ai peur que ce que je fais ne plaise pas, que ce que je fais ne soit pas totalement ce que l’on a demandé, que ce soit trop détaillé ou pas assez. Et donc je repousse  » la chose » au plus tard possible pour fuir la confrontation. Alors qu’en règle générale tout se passe bien.

4: Je préfère les plaisirs immédiats: j’aime beaucoup faire ce que je fais mais je suis hypersensible et je suis toujours à la recherche d’intensité. Alors écrire un article ou poster une fiche produit sur ma boutique en ligne… comment dire? J’aime beaucoup mais ce n’est pas jouissif…J’apprécie de le faire sinon je n’aurais jamais ouvert de blog ou de boutique, où animé un atelier mais… je préfère me fendre la tronche devant une série, avoir peur devant un film de possession, boire un verre avec mes amis, prendre une douche bien chaude, balader mon chien en forêt, faire l’amour, aller aux thermes… patati et patata. Alors je repousse les choses qui ressemblent plus à  » du travail ». Pas par fénéantise non, juste parce que ça ne me procure pas un plaisir intense 🙂

Ce sont 4 grands points que je peux relever aujourd’hui. Il en existe peut-être d’autres plus cachés et insidieux.  Je pense qu’en chaque procrastineur on trouvera des points communs, mais tentez vous aussi à mettre le doigt sur vos sources de procrastination.

Procrastiner n’est pas agréable, lorsque je le fais je me sens coupable. Lorsque je réussi à me contrôler, je suis assez fière de moi mais ce n’est malheureusement pas constant. Surtout que l’entourage a tendance à vous dire qu’il est si simple de se bouger le cul, alors qu’il y a une série de mécanismes derrière ce comportement. Comme le dis sagement le professeur  Joseph Ferrari:

 « Demander à un procrastinateur chronique de juste « faire ce qu’il doit faire » reviendrait à dire à une personne cliniquement dépressive : « allez, aie un peu le moral !« .

Lutter contre la procrastination

Maintenant que j’ai mis le doigts sur des points précis, je vais pouvoir tenter de lutter contre ma tendance pathologique à procrastiner. Donc j’ai passé une bonne heure à lire des articles, consulter des études pour m’aider. Et vous aider, si vous êtes également un excellent proscratineur.

Mais je/ tu devons le faire uniquement si nous sommes réellement prêts, car cela va engendrer de déforcer des habitudes que l’on a depuis toujours, cela va certainement engendrer des pics d’anxiété.

1: Fixer un planning: j’ai déjà remarqué que je remet à plus tard lorsque je sais que j’ai quelques jours devant moi pour réaliser quelque chose. Je me met au travail à la dernière minute. J’ai donc la possibilité de me fixer un planning avec des échéances plus courtes. En me donnant des périodes de travail par tranches de 30 minutes. Mieux vaut travailler à fond pendant 30 minutes maximum que de ramer pendant 2 heures à travaille par bribes et par morceaux.

2: Eloigner les sources de distraction: pour moi qui suis une grosse accro ultra-connectée ce sera couper avant chaque période de travail Facebook. Instagram et mettre mon téléphone portable sur muet dans mon tiroir. Ne plus travailler dans mon canapé et me forcer à me mettre droite comme un I devant mon bureau.

ne plus procrastiner

3: Tableau de récompense: comme pour les enfants! Une journée où j’ai réussi à tenir mon planning point vert, journée où j’ai foiré point rouge. A la fin de la semaine si je totalise plus de points verts que de rouge, je m’offre une récompense. Si je ne réussis, pas je me pose et je tente de voir où ça a bloqué et je le note. Je relis cet article et je redémarre sur une bonne base.

4: Diviser les grosse tâches: je me rend compte que je suis plus encline et motivée à commencer des tâches plus petites que de gros pavés, pourtant dieu sait que lorsque je commence à écrire, ça devient vite un pavé. La preuve avec cet article. Je pourrais pour un article qui me demande 3 heures de travail en continu le fractionner:  30 minutes de recherche documentaire, 15 minutes de structuration de mon article, 30 minutes pour l’écriture de l’article, 15 minutes pour la recherche de mots clés pour mon seo et  15 minutes pour optimiser mon article, 20 minutes pour rechercher de beaux visuels et les travailler. 10 minutes de partage sur les réseaux sociaux.  Et appliquer ce schéma  d’autres choses.

5: Le jour off: Bon dieu, il faut s’autoriser un jour où ne fout rien. Comme le cheat meal tu sais. Ben tu décides chaque semaine du cheat day de la semaine suivante. Et tu évites de le proscratiner. Pendant cette journée tu ne fout rien! Rien de productif: flâner dans son bain, manger en pyjama,  ne pas répondre aux coups de fils qui ne sont pas dans le domaine de la survie, regarder des séries, balader ton chien ou pas. Glander dans toute sa splendeur! Sans culpabiliser…

6: Augmenter sa confiance en soi: je pense ce qui est le plus difficile. Lâcher prise sur le fait qu’on ne peut tout simplement pas être parfaite. Que l’on ne peut pas plaire à tout le monde. Se donner le droit de ne pas être 24/24 une experte. Apprendre à se féliciter pour les petites choses de la vie que l’on fait avec le coeur.

Citations sur la procrastination

Et puis pour terminer cette longue tartine, je vous propose de découvrir quelques citations qui je l’espère vous inspireront…

Tout ce qui peut être fait un autre jour, le peut aujourd’hui– Montaigne

Un aujourd’hui vaut deux demains Francis Quarles

Il faut faire aujourd’hui ce que tout le monde fera demain– Jean Cocteau

Les choses ne sont pas difficiles à faire, ce qui est difficile c’est de nous mettre en état de les faire– Constantin Bracusi

 

J’espère que cet article sincère vous aidera à diminuer votre procrastination et qu’il m’ aidera aussi. N’hésitez pas à le partager et à le commenter!

9 Comments

  • Corinne dit :

    Bonsoir Isa, je te remercie pour ton retour sur l’article. J’ai déjà été testée pour le trouble de l’attention et je n’ai pas de soucis à ce niveau. Mais je suis hypersensible et hp, multipotentielle. C’est peut-être ce qui explique. Mais depuis quelques mois j’arrive à ma cadrer et à mieux avancer 🙂

  • Isa dit :

    Bienvenue dans mon monde de procrastination . J’ai lu une partie de ton article et je me retrouve dans beaucoup de traits que tu décris . Personnellement , j’ai un Tda/h ou trouble déficitaire de l’attention. La procrastination, le déficit d’attention , l’hypersensibilité en sont des « symptômes ». Renseigne toi sur le Tda, peut-être auras-tu des réponses à tes questions . J’espère que ça t’aidera un peu. Tiens moi au courant . Isa

  • marine dit :

    c’est quoi par exemple les récompenses à s’offrir en cas de réussite ?

  • Corinne dit :

    J’espère que mes astuces t’aideront 🙂 courage on y arrivera Jesse

  • Jesse Wind dit :

    Grand probleme dans ma vie aussi ! Et le pire c’est que moins tu en fais moins tu as envie d’en faire et tu te mets dans un cercle interminable… Je me suis bien retrouvé dans tes 4 points evoqués, je vais essayé tes techniques pour y remédier 🙂

  • Corinne dit :

    Moi je ne comprend pas non plus pourquoi je fonctionne comme ça 🙂 pour un mois vert je t’offre un livre et un verre! Gros bisous

  • Patricia dit :

    Et Oui, moi ce n’est pas la télé ou l’ordi, ce sont plutôt les livres… type « encore un chapitre et je m’y met » et au final j’ai fini le bouquin…

    Et en fin de soirée ou de WE je me râle dessus parce que rien n’a bougé…

    Et puis il y a les journées « sursaut » où les choses se font toutes seules simplement parce que tout à coup je me botte les fesses et j’avance…

    Mais je n’ai toujours pas compris pourquoi je fonctionne comme ça et comment faire en sorte d’améliorer les choses pour les rendre moins inconfortables…

    Donc je vais essayer ta méthode « point vert/point rouge » et on verra ce que ça donne…

  • Corinne dit :

    Bienvenuuuuuuuu dans mon monde!

  • Stephane dit :

    Mon portrait tout craché

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